Auteur/autrice : Les aventures de TAO

  • Lire avec un enfant de 3 à 5 ans : des histoires et des défis à partager avec Tao

    Lire avec un enfant de 3 à 5 ans : des histoires et des défis à partager avec Tao

    Votre enfant se rapproche de vous, un livre entre les mains.

    « On lit celle-là ? »

    Vous vous installez. Son doigt montre Tao sur une image. Il pose une question, tourne la page, puis revient en arrière. Une scène lui rappelle peut-être quelque chose :

    « Moi aussi, j’ai déjà eu peur. »

    Parfois, il raconte. D’autres fois, il préfère écouter, regarder ou se blottir contre vous.

    Dans Mon grand album pour grandir en confiance, les enfants de 3 à 5 ans retrouvent quatre histoires de Tao et 10 jours de défis réunis dans un même livre. Des moments à partager autour du respect, des saveurs, des choix, de la peur et des petites découvertes du quotidien.

    Choisir l’histoire qui lui donne envie

    Vous n’avez pas besoin de commencer à la première page ni de lire tout l’album dans l’ordre.

    Votre enfant peut avoir envie de retrouver une histoire connue. Il peut aussi être attiré par une illustration ou vous demander de choisir.

    « Tu préfères retrouver Tao au jardin ou au bord de l’eau ? »

    Une même histoire peut revenir plusieurs soirs de suite. Un jour, il remarque un personnage. Le lendemain, une phrase lui fait penser à ce qu’il vient de vivre.

    Vous pouvez suivre ce qui l’intéresse, sans chercher à faire de chaque lecture un apprentissage à réussir.

    Le respect : faire une place à chacun

    Votre enfant veut continuer un jeu. En face, quelqu’un se recule ou demande d’arrêter.

    Dans Tao apprend le respect, l’envie de jouer rencontre les besoins de l’autre.

    La lecture peut ouvrir un échange simple :

    « Tao a envie de jouer. Et Lily, qu’est-ce qu’elle veut ? »

    Dans votre quotidien, vous pouvez retrouver ce repère :

    « Tu voudrais continuer. Elle a dit stop, alors on arrête. »

    Le respect concerne aussi votre enfant. Lui aussi peut avoir besoin de repos, d’espace ou de dire qu’il ne souhaite plus être touché.

    Écouter l’autre et pouvoir exprimer ses propres limites ont chacun leur place.

    Les saveurs : découvrir ce que l’on préfère

    Une carotte croque sous les dents. Une fraise laisse du jus sur les doigts. Une feuille verte attire un regard hésitant.

    Avec Tao goûte avant de dire non, l’album invite à explorer les saveurs et les préférences.

    Vous pouvez parler d’une sensation :

    « C’est croquant ? »

    « Tu trouves ça doux ou un peu acide ? »

    Votre enfant peut apprécier un aliment et en préférer un autre. Découvrir de nouvelles saveurs ne signifie pas forcément qu’il n’aime plus celles qu’il connaissait.

    « Tu aimes toujours les carottes, et aujourd’hui tu préfères les fraises ? »

    Ces échanges peuvent rester ouverts. Il n’a pas à aimer ce que les autres aiment ni à goûter pour vous faire plaisir.

    Dire non : entendre une proposition avant de choisir

    « Non ! »

    La réponse arrive parfois avant même la fin de votre phrase.

    Dans Tao dit non à tout, Tao découvre qu’il peut écouter, réfléchir et exprimer ce qu’il souhaite.

    Une proposition peut laisser plusieurs possibilités :

    « Tu peux regarder avant de décider. »

    « Tu veux essayer, ou tu préfères ne pas participer ? »

    Cela ne signifie pas que toutes les limites familiales deviennent négociables. Vous pouvez maintenir une décision tout en écoutant ce que votre enfant aurait voulu.

    « J’entends ce que tu me dis. La décision reste la même aujourd’hui. J’y réfléchirai pour une prochaine fois. »

    La lecture offre un moment pour explorer ces différences, lorsque chacun est disponible.

    La peur : pouvoir regarder, essayer ou s’arrêter

    Les pieds restent sur le sol sec. Une main cherche la vôtre. L’eau paraît froide, grande ou impressionnante.

    Dans Tao n’ose pas aller dans l’eau, Tao observe, s’approche, recule, puis choisit de réessayer avec une présence près de lui.

    Vous pouvez regarder les images ensemble :

    « Ici, Tao préfère rester sur le bord. »

    « Là, il demande à Magali de rester près de lui. »

    Votre enfant peut reconnaître une peur ou simplement suivre l’histoire.

    Il n’est pas nécessaire de lui demander de promettre qu’il essaiera à son tour. Dire « pas encore » peut aussi trouver sa place dans ce moment partagé.

    Les défis : passer du livre à un petit geste

    L’album comprend également 10 jours de défis.

    Après les histoires, votre enfant peut avoir envie de participer à une activité avec vous. Vous pouvez découvrir la proposition ensemble et regarder comment elle s’accorde avec votre journée.

    Est-il disponible ? Fatigué ? Curieux ? A-t-il envie de commencer maintenant ou de retrouver le livre plus tard ?

    Un défi peut ouvrir une découverte. Il n’a pas à devenir une comparaison avec les autres enfants ni une obligation de faire parfaitement.

    Vous pouvez remarquer un geste concret :

    « Tu as essayé. »

    « Tu m’as demandé de l’aide. »

    « Tu veux me raconter comment tu l’as vécu ? »

    Chaque lecture rencontre une journée différente

    Votre enfant n’est pas le même dans chaque moment de sa journée. Vous non plus.

    La fatigue, une douleur, son caractère, ce qu’il vient de vivre ou l’heure peuvent changer son envie d’écouter et de participer.

    Ce soir, quelques pages suffisent peut-être. Demain, il voudra parler longtemps d’une illustration.

    Vous pouvez fermer le livre avant la fin :

    « On le garde pour une autre fois. »

    Chaque personne, chaque enfant et chaque famille ont leur histoire. Les aventures de Tao proposent des pistes à explorer, en laissant une place à votre observation, à votre cœur et à la réalité du moment.

    Découvrir l’album des Aventures de Tao pour les 3–5 ans

    Mon grand album pour grandir en confiance réunit cinq livres de la collection Les Aventures de Tao — 3 à 5 ans :

    • Tao apprend le respect
    • Tao goûte avant de dire non
    • Tao dit non à tout
    • Tao n’ose pas aller dans l’eau
    • 10 jours de défis

    Quatre histoires et un parcours de défis, avec des pages destinées aux parents pour prolonger les échanges.

    Un album à ouvrir selon vos envies, à retrouver au fil des jours et à partager sans devoir tout lire d’un seul coup.

    Une page tournée ensemble, une question inattendue, un petit geste essayé… Des moments où chacun peut trouver sa place et avancer à son rythme.

  • Mon enfant de 3 à 5 ans a peur de l’eau : découvrir à son rythme

    Mon enfant de 3 à 5 ans a peur de l’eau : découvrir à son rythme

    Les pieds s’arrêtent au bord de l’eau. Une petite main serre la vôtre. Votre enfant regarde les autres jouer, mais lorsqu’on lui propose de les rejoindre, il recule.

    « Non, je ne veux pas. »

    Il avait peut-être envie de se baigner avant de partir. Maintenant qu’il est devant l’eau, quelque chose a changé : sa fraîcheur, les éclaboussures, le bruit, ou cette sensation qu’il ne connaît pas encore.

    Dans Tao n’ose pas aller dans l’eau, Tao découvre lui aussi qu’on peut avoir envie d’essayer et ressentir de la peur en même temps. Sa famille reste près de lui, sans lui demander d’aller plus vite.

    Prendre le temps de regarder ce qu’il vit

    Vous vous étiez imaginé un moment joyeux. Votre enfant, lui, reste accroché à votre jambe.

    Avant de proposer une nouvelle étape, vous pouvez vous arrêter près de lui :

    « Je vois que tu recules. »

    « Tu veux qu’on reste ici un moment ? »

    « Qu’est-ce qui t’impressionne ? »

    Il peut montrer l’eau, parler des éclaboussures ou simplement serrer votre main davantage. Il peut aussi ne pas savoir répondre.

    Vous n’avez pas besoin de trouver immédiatement les bons mots. Rester près de lui, entendre son refus et observer ce qui se passe peuvent déjà ouvrir un échange.

    Dans le livre, Tao commence par rester sur le bord. Il regarde sa famille dans l’eau. Cette place lui permet de découvrir sans devoir entrer tout de suite.

    L’eau froide : une sensation bien réelle

    Tao approche une patte et découvre que l’eau est froide. Il préfère alors reculer.

    Pour votre enfant aussi, ce premier contact peut surprendre. Il retire son pied, remonte ses épaules ou cherche à revenir sur le sol sec.

    Vous pouvez décrire ce qu’il vient de sentir :

    « Tu as senti l’eau sur ton pied et tu l’as retiré. »

    « Elle te paraît froide ? »

    Puis lui laisser de l’espace :

    « On peut revenir ici. »

    « Tu peux t’essuyer si tu veux. »

    Ce qui vous semble agréable peut lui sembler inconfortable aujourd’hui. Reconnaître cette sensation laisse une place à ce qu’il ressent réellement.

    Proposer une petite découverte, sans en faire une épreuve

    Regarder depuis un endroit sûr. S’approcher en tenant votre main. Toucher un peu d’eau avec les doigts.

    Chaque proposition peut rester une possibilité :

    « Tu préfères regarder ou venir un peu plus près avec moi ? »

    « Tu veux toucher l’eau avec ta main ? »

    « On peut aussi rester ici. »

    L’idée n’est pas de suivre une liste d’étapes à terminer. Votre enfant peut accepter une proposition, refuser la suivante ou changer d’avis.

    Dans l’histoire, Tao essaie puis s’arrête. Plus tard, il a envie de recommencer.

    Pour votre enfant, cette envie peut revenir dans quelques minutes, un autre jour, ou après plusieurs occasions de regarder. Rien ne l’oblige à avancer pendant cette sortie.

    Entendre son « non » et garder les limites de sécurité

    Lorsqu’il refuse une découverte proposée pour le plaisir, son « non » mérite d’être entendu.

    « D’accord, tu ne veux pas entrer dans l’eau maintenant. »

    Cela peut aller de pair avec un cadre clair :

    « Tu peux rester au bord avec moi. Je ne te laisse pas t’approcher seul. »

    Vous pouvez respecter son choix tout en maintenant les limites qui le protègent.

    Au bord de l’eau, une surveillance constante et rapprochée reste indispensable. Un gilet ou une aide à la flottabilité ne remplace jamais la surveillance d’un adulte.

    Rester près de lui lorsqu’il choisit d’essayer

    Lorsque Tao a envie de réessayer, il demande à Magali de rester près de lui.

    Votre enfant peut exprimer ce même besoin :

    « Tu viens avec moi ? »

    « Tu me tiens la main ? »

    Vous pouvez lui répondre simplement :

    « Oui, je reste près de toi. »

    « Tu peux me dire si tu veux revenir. »

    L’accompagnement prend alors une forme concrète : votre présence, une main proposée, un adulte attentif à ses mouvements et à ce qu’il exprime.

    Il n’a pas besoin de cacher sa peur pour avoir le droit d’essayer. Il peut encore hésiter et choisir une petite découverte.

    Reconnaître aussi le fait de s’arrêter

    Il a touché l’eau puis retiré son pied. Il vous a demandé de revenir sur le bord. Il a dit qu’il avait besoin de vous.

    Vous pouvez reconnaître ces moments :

    « Tu as essayé et tu as préféré revenir. »

    « Tu m’as dit ce que tu ressentais. »

    « Tu voulais que je reste près de toi. »

    La sortie ne se mesure pas seulement au temps passé dans l’eau.

    Dire ce qu’il ressent, demander une présence ou choisir de faire une pause ont aussi leur place. Il n’a pas à entrer dans l’eau pour vous faire plaisir ni à faire comme les autres enfants.

    Aujourd’hui ne ressemble pas forcément à hier

    Votre enfant avait aimé l’eau la dernière fois. Aujourd’hui, il refuse même de s’en approcher.

    Sa fatigue, une mauvaise nuit, une douleur, un souvenir, le bruit autour de lui ou la température de l’eau peuvent changer ce qu’il vit.

    Votre propre fatigue et vos attentes comptent aussi. Vous aviez peut-être préparé cette sortie avec enthousiasme et vous vous sentez déçue.

    Vous pouvez prendre un moment pour regarder la situation telle qu’elle se présente :

    « Aujourd’hui, tu préfères rester près de moi. »

    Chaque personne, chaque enfant et chaque famille ont leur histoire. Une expérience agréable hier peut demander davantage de temps aujourd’hui.

    Vous connaissez votre enfant. Les pistes proposées ici peuvent nourrir votre réflexion, en laissant toute leur place à votre observation, à votre cœur et à la réalité du moment.

    Lire l’histoire dans un moment tranquille

    Vous pouvez découvrir Tao n’ose pas aller dans l’eau à la maison, lorsque votre enfant a envie de partager un livre.

    Au fil des images, Tao reste sur le bord, approche une patte, recule et demande une présence. Puis il choisit de réessayer et découvre le plaisir de l’eau avant de monter sur un paddle avec Magali.

    Vous pouvez vous arrêter sur une illustration :

    « Ici, Tao préfère regarder. »

    « Là, il trouve l’eau froide. »

    « Il demande à Magali de rester près de lui. »

    Si votre enfant souhaite parler, quelques questions peuvent ouvrir l’échange :

    « Qu’est-ce qui impressionnait Tao ? »

    « Qu’est-ce qui l’a aidé ? »

    Il peut aussi simplement regarder les images, tourner les pages ou se blottir contre vous.

    La lecture n’a pas besoin de se terminer par une promesse d’essayer. Elle peut rester un moment partagé où sa peur a le droit d’exister.

    Découvrir « Tao n’ose pas aller dans l’eau »

    Tao n’ose pas aller dans l’eau appartient à la collection Les Aventures de Tao pour les enfants de 3 à 5 ans.

    Lors d’une sortie au lac avec Magali, Ludo et Arya, Tao hésite devant l’eau. Entouré de sa famille, il peut observer, reculer, demander de l’aide et choisir de réessayer.

    L’histoire se prolonge avec des pages pour les parents, un jeu d’observation et trois coloriages.

    Une main près de la sienne, une pause sur le bord, une envie qui revient… Grandir en confiance laisse aussi la place à ces mots : « Pas encore. »

  • Écrire le soir : un moment pour déposer sa journée et revenir à soi

    La journée se termine. Vous vous asseyez enfin. Votre corps est fatigué, mais dans votre tête, les conversations continuent.

    Une phrase que vous auriez voulu dire autrement. Une chose à ne pas oublier demain. Un moment agréable, passé presque inaperçu entre deux obligations.

    Vous prenez un cahier. Le stylo touche la page.

    Vous pouvez commencer simplement :

    « Ce soir, je me sens… »

    Quelques mots, peut-être. Ou une phrase qui prend plus de place que prévu.

    Créé par Magali Rappe, Le Cahier du soir propose un espace pour retrouver ce que vous avez vécu, ce qui vous a pesé et ce qui vous a fait du bien. Une invitation à vous accorder un moment, selon votre disponibilité et votre réalité.

    Commencer par ce qui est là

    Vous n’avez pas besoin de savoir exactement ce que vous ressentez avant d’ouvrir le cahier.

    Vous pouvez partir de ce que vous remarquez :

    « J’ai les épaules tendues. »

    « Je suis fatiguée et j’ai encore beaucoup de choses en tête. »

    « Je suis contente de cette journée, mais j’ai besoin de silence. »

    Plusieurs ressentis peuvent être présents ensemble. Vous pouvez avoir apprécié une rencontre et être épuisée par le bruit. Être fière d’une action et inquiète pour la suite.

    Dans le cahier, une page invite aussi à dessiner le visage qui correspond à votre ressenti. Si les mots viennent difficilement, vous pouvez commencer par un trait, une expression ou une couleur.

    Vous pouvez chercher votre manière de raconter ce soir-là.

    Déposer ce qui vous a pesé

    Une demande de trop. Un échange difficile. Une journée pendant laquelle vous avez beaucoup donné.

    Vous pouvez écrire ce qui reste présent, sans chercher immédiatement une solution.

    « Cette remarque m’a blessée. »

    « J’ai accepté alors que j’aurais voulu dire non. »

    « J’ai couru toute la journée et je n’ai presque pas eu de pause. »

    Vous pouvez décrire les faits, puis ce que vous avez ressenti.

    Le cahier propose notamment de revenir sur votre journée et sur ce qui a été lourd à porter. Vous pouvez utiliser ces questions pour faire une place à votre vécu, sans devoir rédiger un beau texte.

    Une phrase incomplète, des mots entourés ou une ligne raturée ont aussi leur place.

    Laisser partir ce qui peut l’être, aujourd’hui

    Parmi les invitations du cahier, vous trouverez celle de choisir ce que vous souhaitez laisser partir.

    Certains soirs, vous saurez tout de suite quoi écrire : une petite contrariété, une attente trop élevée ou une comparaison qui ne vous aide pas.

    D’autres fois, ce que vous vivez reste douloureux ou demande une action concrète.

    Vous pouvez le reconnaître :

    « Je ne suis pas prête à laisser cela derrière moi. »

    « J’ai besoin d’en reparler. »

    « Cette situation mérite que je pose une limite. »

    Déposer une pensée sur le papier ne vous oblige pas à l’oublier, à pardonner ou à accepter ce qui ne vous convient pas.

    Vous pouvez simplement lui donner une place dans le cahier, puis décider de ce dont vous avez besoin pour la suite.

    Retrouver un détail qui vous a fait du bien

    Dans les pages du soir, une question invite à retrouver trois moments agréables de la journée.

    Vous pouvez penser à quelque chose de très simple.

    La chaleur d’une tasse entre vos mains. Une fenêtre ouverte sur de l’air frais. Le sourire d’une personne. Un message qui vous a touchée. Quelques minutes pendant lesquelles personne ne vous demandait rien.

    Vous pouvez noter ce détail et vous rappeler ce que vous avez ressenti.

    Certains soirs, trois moments vous viendront facilement. D’autres fois, vous n’en trouverez qu’un, ou aucun.

    Vous pouvez laisser de l’espace sur la page. Il n’y a pas besoin d’inventer du positif pour compléter une ligne.

    Ce qui vous a pesé et ce qui vous a fait du bien peuvent être écrits côte à côte.

    Reconnaître quelque chose que vous avez fait

    Vous repensez peut-être d’abord à ce qui n’est pas terminé.

    Pourtant, vous avez aussi traversé cette journée avec vos moyens du moment.

    Vous avez demandé de l’aide. Pris une pause dont vous aviez besoin. Terminé une tâche. Écouté quelqu’un. Dit non à une demande que vous ne pouviez pas accepter.

    Le cahier vous invite à regarder ce dont vous pouvez être fière et ce que vous avez appris sur vous.

    Vous pouvez rester concrète :

    « Aujourd’hui, j’ai dit que j’étais fatiguée. »

    « J’ai pris le temps de réfléchir avant de répondre. »

    « J’ai remarqué que cette situation me demandait beaucoup d’énergie. »

    Vous pouvez reconnaître ces moments, même si le reste de la journée a été difficile.

    Vous adresser une pensée douce

    Vous avez peut-être parlé toute la journée avec patience aux autres, puis terminé en vous reprochant ce que vous n’avez pas réussi.

    Le cahier propose un espace pour vous adresser quelques mots.

    Vous pouvez chercher une phrase qui vous correspond, sans vous forcer à y croire davantage que vous ne le pouvez :

    « Cette journée a été difficile. »

    « J’ai besoin de repos. »

    « Je peux reprendre cela demain. »

    « J’ai le droit de demander du soutien. »

    Une pensée douce peut reconnaître votre fatigue, vos limites et ce que vous traversez.

    Vous pouvez aussi imaginer les mots que vous aimeriez entendre d’une personne attentive, puis voir si vous souhaitez vous les écrire.

    Faire une petite place à demain

    Les pages du cahier vous invitent également à noter une envie, un souhait et des actions pour le lendemain.

    Vous pouvez choisir quelque chose qui corresponde à votre énergie et à vos possibilités.

    Prévoir un moment dehors. Faire une pause. Passer un appel. Préparer ce qui vous simplifiera le matin. Ou alléger ce qui peut l’être.

    Vous n’avez pas besoin de remplir toutes les lignes.

    Si une action suffit, vous pouvez vous arrêter là. Si vous ne savez pas encore ce qui sera possible demain, vous pouvez le noter aussi.

    Ces propositions peuvent vous donner un repère, que vous ajusterez selon ce que la journée apportera.

    Un rendez-vous souple avec vous-même

    Dans son introduction, le cahier propose quelques minutes d’écriture le soir.

    Vous pouvez vous installer à une table, dans un fauteuil ou dans un autre endroit où vous vous sentez bien.

    Certains jours, vous aurez envie de prendre votre temps. D’autres soirs, quelques mots suffiront. Vous pourrez aussi préférer fermer le cahier.

    Votre fatigue, votre santé, vos responsabilités et les événements de la journée comptent.

    Écrire peut être une façon de vous écouter parmi d’autres. Vous pouvez garder ce moment lorsqu’il vous convient et le laisser de côté lorsque vous avez besoin d’autre chose.

    Revenir sur votre parcours à votre rythme

    Le Cahier du soir est organisé autour d’un parcours de 90 jours, avec des invitations à faire le point et à vous écrire une lettre à 30, 60 et 90 jours.

    Ces pages permettent de regarder ce que vous avez vécu, ce que vous avez appris et ce que vous souhaitez poursuivre.

    Vous remarquerez peut-être une évolution. Vous constaterez peut-être surtout que certaines difficultés sont encore présentes.

    Vous pouvez écrire l’un comme l’autre.

    Vous n’avez pas une transformation à prouver au bout d’un mois ou de trois mois. Ces étapes peuvent devenir des moments pour vous retrouver et observer votre chemin, dans le temps qui est le vôtre.

    Découvrir Le Cahier du soir

    Créé par Magali Rappe, autrice indépendante à Dijon, Le Cahier du soir propose des pages guidées pour écrire votre ressenti, revenir sur votre journée, reconnaître ce qui vous a pesé et retrouver ce qui vous a fait du bien.

    Il laisse également une place aux pensées douces pour vous-même, aux envies pour le lendemain, aux bilans et aux lettres à soi.

    Un cahier destiné aux adultes, pour vous accorder un moment d’écriture sans chercher à tout expliquer ni à tout résoudre.

    Quelques mots sur une page, le stylo que l’on repose, un instant que l’on s’accorde… Des pistes pour écouter ce qui est présent en vous, ce soir.

  • Écrire ses rêves et ses objectifs : prendre un moment pour une vie qui nous ressemble

    Le cahier est ouvert devant vous. Vous prenez un stylo, puis vous restez quelques secondes devant la page.

    Une envie vous vient. Vous commencez à écrire… puis vous hésitez.

    Est-ce vraiment ce que vous souhaitez ? Une idée que vous gardez depuis longtemps ? Quelque chose que vous pensez devoir vouloir parce que les autres en parlent ?

    Vous pouvez prendre le temps de chercher.

    Dans Le Cahier des rêves, Magali Rappe propose des questions et des espaces pour écrire autour de vos besoins, de vos qualités, de vos envies et des actions qui pourraient leur donner une place dans votre vie.

    Un moment pour vous écouter, puis explorer une direction qui vous correspond.

    Commencer par ce qui vous fait du bien

    Avant de choisir un objectif, vous pouvez regarder les moments dans lesquels vous vous sentez bien.

    Les épaules qui se relâchent lorsque vous entrez dans un endroit tranquille. Le plaisir de marcher dehors. Une conversation qui vous donne de l’énergie. Le besoin de retrouver du silence après une journée remplie.

    Ces sensations peuvent ouvrir une réflexion.

    Dans le cahier, plusieurs questions invitent à explorer vos besoins, les lieux où vous vous sentez à votre place et les activités qui vous apportent de la joie.

    Vous pouvez partir d’un moment précis :

    « Quand je marche dans la nature, je sens que je respire plus librement. »

    « J’aime rencontrer des personnes, mais j’ai aussi besoin de moments seul. »

    « Ce rythme me fatigue. J’aimerais retrouver davantage d’espace dans mes journées. »

    Vos réponses n’ont pas besoin de ressembler à celles de quelqu’un d’autre. Elles peuvent même sembler contradictoires : aimer les rencontres et avoir besoin de calme, vouloir découvrir de nouveaux lieux et tenir à ses repères.

    Vous pouvez laisser une place à ces différentes parts de vous.

    Écrire une envie avant de savoir comment la réaliser

    Une envie peut arriver sous la forme d’une image.

    Vous vous voyez dans un autre lieu. Vous imaginez apprendre quelque chose, créer un projet ou reprendre une activité laissée de côté.

    Vous ne savez pas encore comment vous y prendre.

    Vous pouvez tout de même la noter.

    Le cahier laisse une place aux rêves simples, aux envies plus grandes et à celles que vous n’avez pas encore osé partager.

    Écrire ne vous oblige pas à prendre une décision immédiatement. Vous pouvez commencer par quelques mots, laisser la page ouverte, puis y revenir.

    Une envie peut aussi évoluer. Ce que vous souhaitiez il y a dix ans ne correspond peut-être plus à votre vie actuelle.

    Vous pouvez vous demander :

    « Qu’est-ce qui me plaît encore dans cette idée ? »

    « Qu’est-ce que je voudrais vivre aujourd’hui ? »

    « Est-ce mon envie, ou une attente que j’ai fini par reprendre à mon compte ? »

    Retrouver ce que vous savez déjà faire

    Devant un nouveau projet, vous voyez peut-être d’abord ce qui vous manque.

    Une compétence. Du temps. Des moyens. Une expérience que vous n’avez pas encore.

    Le cahier invite aussi à regarder vos qualités, vos talents et les moments dont vous êtes fier.

    Vous pouvez repenser à une situation concrète.

    Une personne que vous avez écoutée. Un problème que vous avez résolu. Quelque chose que vous avez appris à faire avec patience. Un moment où vous avez demandé de l’aide alors que c’était difficile.

    Vous pouvez écrire :

    « J’ai réussi à… »

    Puis décrire ce qui s’est passé et ce que vous avez mobilisé.

    Votre parcours peut contenir des ressources que vous utilisez sans toujours les remarquer : organiser, observer, créer, expliquer, persévérer ou faire une place aux autres.

    Les reconnaître peut vous donner un point de départ pour la suite.

    Vérifier que votre rêve respecte vos valeurs

    Un projet peut sembler séduisant et pourtant vous laisser une sensation de malaise.

    Vous imaginez sa réussite, mais aussi ce qu’il demanderait : moins de temps avec vos proches, un rythme trop lourd ou une façon de travailler qui vous correspond peu.

    Dans son message de fin, Tao rappelle la place des valeurs et du respect de soi.

    Vous pouvez explorer ce qui compte pour vous :

    La liberté. La famille. Le respect. La gentillesse. La créativité. La tranquillité. Ou d’autres choses encore.

    Puis regarder votre projet à travers ces repères :

    « Qu’est-ce que cette envie pourrait apporter à ma vie ? »

    « Qu’est-ce que je souhaite préserver en avançant ? »

    « Quelles limites ai-je besoin de respecter ? »

    Vous pouvez ajuster la manière de poursuivre un rêve pour qu’elle corresponde davantage à vos besoins.

    Donner une forme plus précise à une envie

    Vous avez écrit :

    « J’aimerais voyager. »

    Puis une destination se précise. Vous regardez une carte, imaginez les lieux que vous voudriez découvrir et commencez à vous demander ce que ce voyage nécessiterait.

    Le cahier propose de transformer progressivement un rêve en objectif, avec un exemple de voyage en Italie.

    Il présente également les repères SMART : un objectif spécifique, mesurable, atteignable, réaliste et situé dans le temps.

    Vous pouvez vous en servir pour préciser :

    • Ce que vous souhaitez faire.
    • Ce qui vous permettra de voir que vous avancez.
    • Les étapes possibles avec vos moyens actuels.
    • La place de ce projet dans votre vie.
    • Une période ou une date à envisager.

    Ces repères peuvent vous aider à organiser une idée. Vous pouvez les ajuster si votre situation change.

    Choisir une première action à votre portée

    Un projet entier peut sembler immense.

    Vous regardez tout ce qu’il faudrait faire et vous sentez la tension monter. Vous pouvez alors revenir à une action précise.

    Pour un voyage, cela pourrait être de vous renseigner sur une destination ou d’estimer un budget.

    Pour une activité que vous aimeriez découvrir, cela pourrait être de demander des informations sur une séance.

    Pour un projet créatif, cela pourrait être de noter une première idée ou de rassembler ce dont vous disposez déjà.

    Le cahier vous invite à réfléchir à un premier pas, à une petite action dans la semaine et aux habitudes qui pourraient soutenir votre projet.

    Vous pouvez choisir une action suffisamment simple pour trouver sa place dans votre quotidien.

    Puis regarder ce qu’elle vous apprend : avez-vous envie de poursuivre ? Avez-vous besoin de modifier quelque chose ? De poser une autre question ?

    Tenir compte de votre réalité

    Vous n’ouvrez pas le cahier avec la même disponibilité chaque jour.

    Votre fatigue, votre santé, vos responsabilités, vos ressources et les événements que vous traversez peuvent changer ce qui est possible aujourd’hui.

    Un projet peut demander une pause. Une date peut être repoussée. Une envie peut prendre une autre forme.

    Cela ne permet pas de mesurer votre valeur ni votre motivation.

    Vous pouvez écrire ce qui vous freine, ce dont vous avez besoin et les soutiens qui pourraient être utiles.

    Écouter votre cœur peut vous aider à reconnaître une direction. Regarder votre situation concrète peut vous aider à choisir comment avancer.

    Les deux peuvent trouver leur place sur la page.

    Un cahier dans lequel revenir à soi

    Vous pouvez commencer par une question qui vous parle, écrire quelques lignes et refermer le cahier.

    Vous pouvez aussi prendre davantage de temps, relire une réponse ancienne ou constater que votre regard a changé.

    Il n’est pas nécessaire d’avoir une réponse certaine à chaque question.

    Parfois, vous écrirez une idée précise. Parfois, seulement quelques mots :

    « Je ne sais pas encore. »

    Cette page peut rester un espace de recherche, que vous retrouverez lorsque le moment vous conviendra.

    Découvrir Le Cahier des rêves

    Créé par Magali Rappe, autrice indépendante à Dijon, Le Cahier des rêves propose des questions accompagnées d’espaces lignés pour explorer vos besoins, vos qualités, vos souvenirs, vos envies et vos projets.

    Il se termine par un message de Tao autour des valeurs et du respect de soi, puis par une présentation des objectifs SMART et des petites actions qui peuvent rapprocher d’un projet.

    Un stylo, quelques mots, une envie qui prend forme… Des pistes pour vous écouter et chercher un chemin qui corresponde à votre vie, aujourd’hui.

  • Lire avec un enfant de 1 à 3 ans : cinq histoires à partager avec Tao

    Une petite main attrape le livre. Votre enfant se rapproche, pointe une image et vous regarde. Vous commencez à lire. Il tourne déjà la page… puis revient à celle d’avant.

    Parfois, il reste contre vous pour écouter toute l’histoire. D’autres fois, il regarde deux images avant de repartir jouer.

    Ce moment peut prendre différentes formes, selon son envie, sa fatigue et ce que vous vivez ensemble aujourd’hui.

    L’album Les Aventures de Tao pour les enfants de 1 à 3 ans réunit cinq histoires également proposées séparément : Je partage, J’apprends à être propre, Je ressens, Je dors dans ma chambre et On me dit non, je grandis.

    Cinq histoires à retrouver dans un même livre, pour partager une lecture et ouvrir, lorsque le moment s’y prête, un échange autour des petites étapes de l’enfance.

    Se rapprocher, ouvrir le livre et voir ce qui vient

    Vous vous installez sur le canapé, sur un tapis ou dans un autre endroit où vous êtes bien. Le livre s’ouvre entre vous.

    Votre enfant peut venir sur vos genoux, s’asseoir à côté ou préférer garder un peu d’espace. Vous pouvez lui proposer une place sans lui imposer la proximité :

    « Tu veux venir près de moi pour regarder Tao ? »

    Puis laisser le moment se construire.

    Il montre un détail ? Vous pouvez le regarder avec lui.

    « Tu as vu Tao ici ? »

    Il touche une illustration, sourit ou revient sur une page ? Vous pouvez suivre ce qui attire son attention, même si ce n’est pas ce que vous aviez prévu de lire.

    Vous partagez alors le livre à partir de ce qui se passe entre vous.

    Choisir une histoire selon l’envie du moment

    Avec cinq histoires réunies, vous pouvez ouvrir l’album à différents endroits.

    Votre enfant voudra peut-être retrouver celle qu’il connaît déjà. Vous aurez peut-être envie de lui en proposer une autre.

    « Tu veux regarder celle-ci ou celle-là ? »

    S’il hésite, vous pouvez commencer à feuilleter ensemble. Une image pourra lui donner envie de s’arrêter.

    Il n’est pas nécessaire de choisir systématiquement une histoire en fonction d’une difficulté rencontrée dans la journée. Après un moment compliqué autour du partage, votre enfant peut simplement avoir envie de retrouver une autre aventure de Tao.

    La lecture peut garder cette liberté : découvrir, regarder, rire, écouter ou rester un peu ensemble.

    Relire la même histoire

    Vous venez de fermer le livre. Votre enfant le pousse vers vous :

    « Encore ! »

    Vous connaissez presque le texte par cœur. Lui veut retrouver cette page, cette image ou ce passage.

    Si vous êtes disponible, vous pouvez recommencer. Vous pouvez aussi proposer de relire seulement la partie qu’il aime.

    Et si vous êtes fatigué ou que le moment doit se terminer, vous pouvez le dire simplement :

    « Tu voudrais la relire. Pour ce soir, on a terminé. On pourra la retrouver demain. »

    Vous reconnaissez son envie tout en gardant votre limite.

    Le livre reste là, prêt à être rouvert lors d’un autre moment partagé.

    Laisser une place aux images et au silence

    Votre enfant regarde Tao, puis votre visage. Vous pouvez commenter une scène avec quelques mots :

    « Ici, Tao pleure. »

    « Là, il est dans sa chambre. »

    Puis attendre.

    Il peut répondre, montrer quelque chose ou continuer à regarder sans parler. Vous n’avez pas besoin de remplir chaque silence ni de lui poser une question à chaque page.

    Vous pouvez proposer :

    « Tu crois qu’il ressent quoi, ici ? »

    Et accueillir ce qui vient, sans chercher une réponse précise.

    Une image peut aussi lui rappeler un moment de sa journée. S’il vous en parle, vous pouvez l’écouter. S’il ne fait aucun rapprochement, l’histoire peut simplement rester une histoire.

    Cinq histoires autour du quotidien des 1–3 ans

    Chaque histoire de l’album ouvre une porte différente. Vous pouvez les découvrir dans l’ordre qui vous convient.

    Je partage

    Un objet que l’on veut garder près de soi. Une autre personne qui aimerait l’utiliser. L’envie de jouer ensemble, ou de continuer seul.

    Je partage permet d’ouvrir un échange autour de ces moments, en restant attentif à ce qui compte pour votre enfant.

    Vous pouvez écouter ce qu’il souhaite et poser les limites nécessaires dans la situation réelle. Lire une histoire sur le partage ne signifie pas qu’il devra ensuite prêter tout ce qu’il possède.

    J’apprends à être propre

    Sentir ce qui se passe dans son corps, découvrir de nouveaux gestes et rencontrer parfois des petits accidents : ces moments font partie du quotidien de certaines familles.

    J’apprends à être propre permet de retrouver ce thème dans une histoire, à distance de l’urgence du moment.

    Vous pouvez regarder les pages ensemble sans demander à votre enfant de réussir quelque chose après la lecture. Ce qu’il vit aujourd’hui, sa disponibilité et sa fatigue restent à prendre en compte.

    Je ressens

    Un sourire, des larmes, des mains qui se serrent ou un sursaut : le corps laisse parfois voir quelque chose avant que les mots arrivent.

    Dans Je ressens, Tao rencontre la joie, la tristesse, la colère, la surprise et la peur.

    Vous pouvez observer une illustration et proposer un mot :

    « Il a l’air triste, ici. Qu’est-ce que tu en penses ? »

    Le mot ouvre une possibilité. Votre enfant peut avoir une autre lecture de l’image, ou ne pas avoir envie d’en parler.

    Je dors dans ma chambre

    Le coucher peut être doux certains soirs et plus difficile à d’autres moments.

    Je dors dans ma chambre ouvre un échange autour de cette étape, de la présence et des repères.

    Vous pouvez lire l’histoire dans un moment tranquille, sans attendre qu’elle transforme immédiatement le coucher. La fatigue, un changement dans la journée ou ce que votre enfant vient de traverser peuvent modifier ce dont il a besoin ce soir-là.

    On me dit non, je grandis

    Votre enfant souhaite quelque chose. Vous dites non. Il peut protester, pleurer ou essayer encore de vous convaincre.

    On me dit non, je grandis permet de retrouver cette rencontre avec les limites dans une histoire.

    Vous pouvez entendre son envie sans revenir sur votre décision :

    « Je comprends que tu le voudrais. Pour aujourd’hui, c’est non. »

    Et lorsque sa demande mérite d’être reconsidérée pour une autre fois :

    « J’entends ce que tu me dis. J’y réfléchirai pour la prochaine fois. »

    L’écoute et la limite peuvent garder leur place ensemble.

    Quelques pages peuvent suffire

    Votre enfant se frotte les yeux. Il glisse du canapé, repousse le livre ou cherche autre chose.

    Vous pouvez faire une pause.

    « On s’arrête là ? »

    Il arrive aussi que ce soit vous qui n’ayez plus beaucoup d’énergie. Vous pouvez proposer un moment court :

    « Aujourd’hui, on regarde quelques pages ensemble. »

    Il n’y a pas un nombre de pages à atteindre pour que la lecture compte. Vous pouvez fermer l’album et le retrouver plus tard, lorsque l’envie sera de nouveau là.

    Une histoire accompagne un moment, elle ne connaît pas toute votre vie

    Une même page peut faire sourire un enfant et laisser un autre indifférent. Elle peut ouvrir un échange aujourd’hui, puis être passée rapidement demain.

    Chaque enfant, chaque personne et chaque famille a son histoire.

    La fatigue, le caractère, une douleur, un changement récent, l’ambiance autour de vous ou l’heure de la journée peuvent changer la manière de vivre ce moment.

    Vous pouvez vous appuyer sur les histoires de Tao, tout en restant à l’écoute de votre enfant et de ce que vous ressentez vous-même. Elles proposent des pistes à explorer, avec la liberté de chercher ce qui correspond à votre réalité.

    Découvrir l’album des cinq histoires de Tao

    L’album Les Aventures de Tao pour les enfants de 1 à 3 ans rassemble :

    • Je partage
    • J’apprends à être propre
    • Je ressens
    • Je dors dans ma chambre
    • On me dit non, je grandis

    Ces cinq histoires sont réunies dans un seul livre. Vous pouvez en choisir une, en retrouver une autre ou feuilleter l’album ensemble, selon l’envie du moment.

    Une page tournée, un sourire, une petite main qui montre Tao… Un livre à ouvrir ensemble, pour laisser une place aux histoires et à ce qui se partage entre vous.

  • Premier coloriage entre 1 et 3 ans : explorer les couleurs avec Tao

    Le crayon touche le papier. Une petite ligne apparaît.

    Votre enfant regarde, puis recommence. Cette fois, son bras part plus loin. Le trait traverse une oreille de Tao et continue dans le blanc de la page.

    Il s’arrête, tourne le crayon entre ses doigts et vous regarde.

    Vous pouvez partager cette découverte :

    « Tu as fait une trace sur le papier. »

    Dans Mon premier livre de coloriage, Tao dort, court, saute, joue avec son ballon ou regarde un papillon. Des ronds colorés accompagnent les illustrations pour inviter l’enfant à regarder les couleurs.

    Un livre de la collection Les Aventures de Tao pour les enfants de 1 à 3 ans, à explorer ensemble, sans attendre un dessin terminé ou des gestes précis.

    Une trace peut déjà être toute une découverte

    Vous voyez une illustration à colorier. Votre enfant peut, lui, s’intéresser au simple fait de laisser une marque.

    Il appuie, relâche, recommence au même endroit. Il regarde ce que son geste vient de produire.

    Vous pouvez remarquer ce qui est visible :

    « Tu as fait un grand trait. »

    « Ici, la couleur est plus foncée. »

    « Tu as repris le même crayon. »

    Il n’est pas nécessaire de lui demander immédiatement de remplir le dessin ou de rester à l’intérieur des contours.

    La page peut accueillir quelques lignes, des petits points ou une grande trace. Votre enfant peut aussi préférer regarder Tao pendant que vous restez près de lui.

    Vous partez de ce qui l’intéresse dans ce moment-là.

    Choisir une couleur, sans avoir besoin de savoir la nommer

    Dans le livre, un rond rouge, bleu, jaune, vert, violet, rose ou orange apparaît au fil des pages.

    Vous pouvez montrer un rond et nommer simplement sa couleur :

    « Ce rond est bleu. »

    Puis regarder les crayons avec votre enfant :

    « Tu veux prendre celui-ci ? »

    Il peut choisir une autre couleur. Vous pouvez la nommer à son tour, sans transformer l’échange en interrogation :

    « Tu as choisi le rouge. »

    Votre enfant peut vous répondre, montrer le rond ou commencer à tracer. Il peut aussi ne pas s’intéresser à la couleur que vous venez de nommer.

    Vous pouvez lui laisser ce temps. Il n’a pas besoin de connaître tous les noms pour profiter de la page.

    Les ronds sont des invitations à observer

    Un rond de couleur apparaît à côté d’une illustration de Tao. Plus loin, deux ronds se trouvent sur la même page, puis plusieurs couleurs sont réunies.

    Vous pouvez les regarder ensemble, si votre enfant en a envie :

    « Ici, il y a du vert et du rose. »

    Ou faire un rapprochement avec ce qu’il a devant lui :

    « Ton crayon est jaune, comme ce rond. »

    Ces repères peuvent ouvrir un échange. Ils ne vous obligent pas à imposer une couleur au dessin suivant.

    Tao peut avoir des oreilles bleues, un ballon orange ou une fleur de plusieurs couleurs. Votre enfant peut aussi reprendre le même crayon sur toutes les pages.

    Vous pouvez explorer les couleurs tout en laissant ses choix lui appartenir.

    Partir des petites scènes de Tao

    Les illustrations montrent Tao dans des situations faciles à regarder ensemble.

    Sur une page, il dort. Sur une autre, il court. Plus loin, il tient un cœur ou offre une fleur.

    Vous pouvez accompagner la découverte de quelques mots :

    « Tao dort, ses yeux sont fermés. »

    « Tu as vu son ballon ? »

    « Là, il regarde le papillon. »

    Votre enfant peut montrer les yeux, toucher le dessin du ballon ou revenir à la page précédente.

    Il n’est pas nécessaire de raconter toute une histoire. Vous pouvez laisser l’image ouvrir un petit échange, puis suivre ce que votre enfant souhaite regarder.

    Et s’il préfère tourner les pages sans colorier, ce moment peut aussi avoir sa place.

    Être à côté sans prendre la main à sa place

    Votre enfant essaie de tracer, mais la page bouge. Vous pouvez la tenir pendant qu’il continue.

    « Je tiens le livre pour toi. »

    Il vous tend son crayon. Vous pouvez chercher ce qu’il vous demande :

    « Tu veux que je fasse une trace aussi ? »

    Vous pouvez participer s’il le souhaite, puis lui rendre le crayon.

    Il peut avoir envie de vous regarder faire, de vous imiter ou de continuer autrement. Vous n’avez pas besoin de reprendre chaque geste ni de terminer l’illustration à sa place.

    Votre présence peut être très simple : rester près de lui, nommer une couleur, tenir une page ou regarder ce qu’il vous montre.

    Garder une limite claire sur l’endroit où dessiner

    Le crayon quitte la page et arrive sur la table.

    Vous pouvez arrêter le geste avec une phrase courte :

    « Je ne te laisse pas dessiner sur la table. Le crayon reste sur le papier. »

    Puis rapprocher la page ou protéger la surface.

    Votre enfant peut être déçu. Vous pouvez entendre sa réaction tout en gardant la limite :

    « Tu voulais continuer ici. Je comprends. Tu peux tracer sur cette page. »

    Vous pouvez lui laisser un choix qui reste dans le cadre :

    « Tu gardes le rouge ou tu prends le bleu ? »

    La liberté de créer peut se vivre avec des repères simples et tenus calmement.

    Quelques traits, puis une pause

    Vous aviez prévu un moment de coloriage. Après quelques traces, votre enfant pose son crayon et veut descendre de sa chaise.

    Vous pouvez regarder ce qui se passe :

    « Tu as posé ton crayon. Tu veux arrêter ? »

    Aujourd’hui, quelques instants lui suffisent peut-être. Il a envie de bouger, il est fatigué ou autre chose attire son attention.

    Sa fatigue, son caractère et ce qu’il vient de vivre font partie de ce moment. Votre propre disponibilité compte aussi.

    Vous pouvez ranger le livre et le retrouver une autre fois, sans demander de finir la page.

    Le coloriage peut être agréable et tranquille à certains moments. À d’autres, il ne correspond pas à ce dont votre enfant a envie. Vous pouvez garder cette souplesse, sans en faire une activité obligatoire pour se calmer.

    Regarder ses traces sans les comparer

    Votre enfant vous montre sa page. Vous pouvez parler de ce que vous voyez :

    « Tu as mis du rose ici. »

    « Ton trait traverse presque toute la page. »

    « Tu as choisi de colorier près du ballon. »

    Ces mots s’intéressent à sa création, sans la comparer à celle d’un autre enfant.

    Vous pouvez aussi lui dire :

    « J’ai aimé regarder les couleurs avec toi. »

    Il n’a pas besoin d’avoir rempli toute l’illustration pour que ce moment partagé compte.

    Une page presque blanche peut garder la trace d’une première découverte. Une autre peut recevoir beaucoup de couleurs. Elles racontent des moments différents.

    Découvrir « Mon premier livre de coloriage »

    Mon premier livre de coloriage appartient à la collection Les Aventures de Tao pour les enfants de 1 à 3 ans.

    Il propose des illustrations de Tao dans de petites scènes : dormir, courir, sauter de joie, jouer avec un ballon, tenir un cœur, offrir une fleur ou regarder les étoiles et un papillon.

    Des ronds de couleurs alternent avec les dessins, puis plusieurs couleurs se retrouvent sur une même page. L’enfant peut les regarder, choisir ses crayons et donner vie aux illustrations à sa manière.

    Une trace, une couleur choisie, un regard partagé… Des pistes pour découvrir le plaisir de créer avec votre enfant, en restant attentif à ce qu’il a envie d’explorer aujourd’hui.