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  • Découvrir les chiffres en coloriant avec Tao : un moment à partager entre 3 et 5 ans

    Une boîte de crayons s’ouvre sur la table. Votre enfant choisit le rouge, puis le bleu. Il tourne quelques pages et s’arrête devant Tao.

    Son doigt montre une fraise. Puis une autre.

    « Il y en a beaucoup ! »

    Vous vous rapprochez. Sur cette page, un grand chiffre 5 accompagne cinq fraises. Vous pouvez les regarder ensemble, les compter ou simplement leur donner des couleurs.

    Dans Mon livre de coloriage 3–5 ans, Tao et Arya invitent l’enfant à colorier, observer et découvrir les chiffres de 1 à 10.

    Un support pour partager des découvertes, sans transformer le coloriage en exercice à réussir.

    Commencer par ce qui attire son regard

    Vous ouvrez le livre sur une page avec un chiffre. Mais votre enfant regarde d’abord les oreilles de Tao ou le sourire d’Arya.

    Vous pouvez partir de ce qu’il vous montre :

    « Tu as choisi de colorier Tao. »

    « Tu regardes les papillons autour d’Arya ? »

    Il n’est pas nécessaire de ramener immédiatement son attention vers le chiffre.

    Aujourd’hui, il a peut-être envie de remplir une grande forme de couleur. Demain, il remarquera les petits éléments autour. Une autre fois, il vous demandera ce que signifie ce signe qu’il a déjà vu ailleurs.

    Vous pouvez suivre cette curiosité et proposer quelques mots, sans attendre que chaque page serve au même objectif.

    Compter avec le doigt, un élément après l’autre

    Dans le livre, les chiffres sont accompagnés d’éléments à observer : deux os près de Tao, quatre papillons autour d’Arya, cinq fraises, sept pommes ou huit carrés.

    Si votre enfant en a envie, vous pouvez les compter ensemble en montrant chaque élément :

    « Un… deux… Il y a deux os. »

    Votre doigt se déplace doucement. Celui de votre enfant peut vous rejoindre.

    Il peut aussi aller vite, montrer deux fois le même dessin ou en oublier un. Vous pouvez reprendre sans faire de ce moment une correction :

    « On les regarde encore ensemble ? Je commence par celui-ci. »

    Puis vous avancez, un élément après l’autre.

    Vous pouvez ensuite montrer le chiffre :

    « Ce signe-là, c’est le 2. Ici, il accompagne les deux os. »

    Quelques mots suffisent. Vous n’avez pas besoin de parcourir tous les chiffres dans la même séance.

    Laisser les couleurs lui appartenir

    Votre enfant choisit du violet pour Tao et du bleu pour les fraises.

    Vous aviez peut-être imaginé d’autres couleurs. Mais cette page est la sienne.

    Vous pouvez vous intéresser à son choix :

    « Tu as pris le violet pour ses oreilles. »

    « Tu veux me raconter ton dessin ? »

    Il peut avoir une histoire à vous raconter. Il peut aussi avoir choisi ce crayon simplement parce qu’il lui plaisait.

    Le livre laisse une place à cette liberté. Il n’y a pas une seule façon de donner vie aux illustrations.

    Le chiffre peut être multicolore. Les pommes peuvent avoir chacune une couleur différente. Et certaines parties peuvent rester blanches, parce que votre enfant préfère passer à autre chose.

    Quand le crayon dépasse ou que l’enfant se décourage

    Le crayon glisse au-delà du trait. Votre enfant s’arrête.

    « J’ai raté. »

    Vous pouvez regarder ce qui le gêne :

    « Tu voulais que la couleur reste ici, et elle est allée plus loin. »

    Puis lui laisser des possibilités :

    « Tu peux continuer comme ça, ajouter quelque chose ou faire une pause. »

    S’il souhaite votre aide, vous pouvez lui demander ce qu’il attend :

    « Tu veux que je tienne la page ou que nous regardions ensemble ? »

    Vous n’avez pas besoin de terminer le dessin à sa place ni de lui imposer de recommencer.

    Et s’il veut apprendre à suivre un contour, vous pouvez explorer cela avec lui. Son envie compte aussi. La liberté de colorier peut accueillir le plaisir d’essayer un geste plus précis, lorsqu’il le choisit.

    Observer ce qu’il fait, plutôt que comparer

    Deux enfants peuvent colorier la même page très différemment.

    L’un remplit soigneusement le chiffre. L’autre trace quelques grandes lignes, puis raconte une aventure de Tao. Un troisième préfère compter les dessins sans les colorier.

    Vous pouvez remarquer les gestes de votre enfant :

    « Tu as donné une couleur différente à chaque pomme. »

    « Tu as pris le temps de regarder les papillons. »

    « Tu m’as demandé de tenir la page pendant que tu coloriais. »

    Ces mots parlent de ce qu’il vient de faire. Ils ne le placent pas dans une compétition avec un autre enfant.

    Vous pouvez aussi partager votre plaisir :

    « J’ai aimé ce moment avec toi. »

    Ce moment peut compter même si la page n’est pas terminée.

    La fatigue et le contexte restent présents

    Hier, votre enfant a colorié longtemps. Aujourd’hui, il pose son crayon après quelques traits.

    Cela ne suffit pas à dire qu’il n’aime plus cette activité.

    Il a peut-être besoin de bouger, de se reposer ou de retrouver votre attention autrement. Sa journée, sa fatigue, son caractère et ce qu’il vient de vivre font partie du moment.

    Vous pouvez observer :

    « Tu poses ton crayon. Tu veux arrêter pour aujourd’hui ? »

    Si le livre reste ouvert sur la table, vous pouvez le reprendre plus tard. Une page peut se construire en plusieurs fois.

    Le coloriage peut être un moment tranquille pour certains enfants, à certains moments. Il peut aussi provoquer de l’agacement ou ne pas leur faire envie ce jour-là.

    Vous n’avez pas besoin d’en faire une obligation de se calmer.

    Poser un cadre tout en laissant de la place pour créer

    Votre enfant peut choisir ses couleurs. Vous pouvez, de votre côté, garder une limite claire sur l’endroit où les utiliser :

    « Tu peux colorier sur le papier. Je ne te laisse pas dessiner sur la table. »

    Vous pouvez protéger la surface et rapprocher la page.

    S’il demande à utiliser un matériel que vous ne souhaitez pas sortir aujourd’hui :

    « Aujourd’hui, nous gardons les crayons. J’entends que tu voudrais la peinture. J’y réfléchirai pour une prochaine fois. »

    La limite reste posée. À l’intérieur de ce cadre, votre enfant conserve ses choix : une couleur, une illustration, quelques traits ou une pause.

    Retrouver les chiffres au fil du quotidien

    Après avoir découvert une page, votre enfant remarque peut-être le même chiffre sur une porte ou dans un autre livre.

    Vous pouvez faire le lien :

    « Tu as reconnu le 3 que tu avais regardé avec Arya. »

    Vous pouvez aussi compter quelques objets présents devant vous : deux crayons choisis, trois cuillères à poser ou quelques jouets à ranger.

    Il n’est pas nécessaire de lui demander sans cesse combien il y en a. Ces échanges peuvent apparaître naturellement, lorsqu’une situation vous donne envie de regarder ensemble.

    Le livre reste un point de départ pour explorer, à votre manière.

    Découvrir « Mon livre de coloriage 3–5 ans »

    Mon livre de coloriage 3–5 ans appartient à la collection Les Aventures de Tao pour les enfants de 3 à 5 ans.

    Les premières illustrations invitent à découvrir les chiffres de 1 à 10 avec Tao et Arya, accompagnés d’éléments à compter. D’autres pages proposent des scènes à colorier : un pique-nique, des bulles de savon, du jardinage, de la cuisine, une lecture partagée ou une promenade à vélo.

    L’enfant peut choisir ses couleurs, observer les détails et retrouver les personnages au fil des pages.

    Un crayon choisi, un doigt qui montre, une page regardée ensemble… Des occasions de créer et de découvrir, en laissant à chaque enfant la place d’explorer ce qui l’intéresse aujourd’hui.

  • Dormir dans sa chambre entre 1 et 3 ans : des repères pour avancer avec confiance

    La journée se termine. Les jouets restent sur le tapis. Votre enfant frotte ses yeux, puis se rapproche de vous lorsque vous parlez du coucher.

    Une petite main retient votre manche. Un regard cherche le vôtre. Ce soir, quitter vos bras semble plus difficile qu’hier.

    Vous aviez prévu une histoire, un moment tendre et un dernier « bonne nuit ». Mais votre enfant voudrait rester près de vous.

    Dans Je dors dans ma chambre. Je grandis., Tao découvre cette étape. Lorsqu’on lui annonce qu’il va dormir dans sa chambre, son cœur bat vite. Il retrouve ensuite un espace familier, un moment tranquille et des paroles d’amour.

    Une histoire pour parler du coucher avec les enfants de 1 à 3 ans, sans transformer chaque nuit en épreuve à réussir.

    Regarder ce que votre enfant vit ce soir

    Avant de chercher les mots, vous pouvez regarder ce qui se passe.

    Votre enfant s’accroche à vous. Est-il inquiet ? Très fatigué ? A-t-il vécu une journée inhabituelle ? Quelque chose le gêne-t-il ?

    Vous pouvez commencer par ce que vous observez :

    « Tu tiens fort ma main. »

    « Tu voudrais que je reste près de toi. »

    Puis laisser une place à sa réponse. Elle peut venir avec un mot, un geste ou simplement un rapprochement.

    Une même réaction ne raconte pas toujours la même histoire. Un enfant qui rentre d’un séjour à l’hôpital, qui souffre encore ou qui vient de vivre une séparation ne traverse pas le coucher dans le même contexte qu’un autre soir.

    Un repère peut rester clair tout en tenant compte de la réalité du moment.

    Faire de sa chambre un lieu partagé aussi dans la journée

    Dans le livre, Tao joue tranquillement dans sa chambre avant de s’y endormir.

    Vous pouvez, vous aussi, y partager un moment lorsque votre enfant est disponible : regarder un livre, vous asseoir ensemble ou jouer quelques minutes.

    Il découvre alors cette pièce avec vous, à un autre moment que celui où il faut se séparer pour dormir.

    « On regarde ce livre ici ? »

    « Tu me montres ce que tu as choisi ? »

    La chambre peut accueillir ces petits moments ordinaires, sans devenir un lieu où l’on envoie l’enfant lorsqu’on est fâché.

    Vous pouvez poser une limite ailleurs, puis retrouver la chambre pour ce qu’elle représente dans votre famille : un espace pour se reposer, avec des habitudes et des présences familières.

    Annoncer le coucher avec des mots simples

    Le soir, vous pouvez expliquer la suite sans multiplier les phrases :

    « On termine ce jeu. Ensuite, on se prépare pour dormir. »

    Puis, le moment venu :

    « Nous lisons l’histoire, puis c’est l’heure de dormir dans ton lit. »

    Ces mots annoncent ce que vous avez prévu. Vous pouvez les accompagner de gestes familiers : ranger le livre ensemble, proposer un câlin si votre enfant en a envie, dire bonne nuit.

    Votre enfant peut préférer un petit moment à côté de vous plutôt que dans vos bras. Vous pouvez observer ce qui lui convient aujourd’hui.

    Le rituel n’a pas besoin d’être long ou parfait. Quelques étapes que vous pouvez réellement retrouver dans votre quotidien suffisent à construire vos propres repères.

    Tenir une décision sans fermer l’échange

    Votre enfant demande à dormir avec vous. Vous avez décidé que, ce soir, il dormira dans son lit.

    Vous pouvez entendre son envie tout en gardant la décision :

    « J’entends que tu voudrais dormir avec moi. Ce soir, tu dors dans ton lit. »

    S’il insiste, vous n’avez pas besoin de trouver une nouvelle explication à chaque demande.

    Vous pouvez reprendre les mêmes mots, calmement, puis préciser la présence que vous pouvez lui offrir :

    « Je reste un moment près de toi. »

    L’important est de proposer quelque chose que vous pourrez tenir.

    Écouter ne vous oblige pas à revenir sur votre « non ». Vous pouvez aussi dire :

    « J’entends ce que tu me demandes. J’y réfléchirai pour une prochaine fois. »

    Ce soir garde son repère. La demande de votre enfant garde, elle aussi, une place dans l’échange.

    La présence peut prendre plusieurs formes

    Dans l’histoire, Tao reçoit des mots tendres avant de dormir. Plus tard, un adulte apparaît à la porte de sa chambre.

    Vous pouvez chercher la présence qui correspond à votre enfant et à vos possibilités : vous asseoir un moment près de lui, lui parler doucement ou lui tenir la main s’il le souhaite.

    Il n’est pas nécessaire de lui demander de cesser immédiatement de pleurer pour l’entendre.

    « Tu aurais préféré que je reste plus longtemps. »

    « Je vois que ce moment est difficile pour toi. »

    Vous pouvez reconnaître ce qu’il ressent tout en gardant le cadre annoncé.

    Et si quelque chose vous semble inhabituel, vous prenez le temps de regarder ce qui se passe. Une douleur, un événement récent ou un besoin particulier ne se résument pas à un refus de dormir.

    Une nuit ailleurs : expliquer ce qui change

    Dans Je dors dans ma chambre, Tao passe aussi une nuit chez sa marraine. Le lieu et l’organisation changent, et cette différence lui est annoncée.

    Lorsque votre enfant dort ailleurs, vous pouvez lui expliquer concrètement :

    « Ce soir, tu dors chez marraine. C’est elle qui sera avec toi. Demain, nous nous retrouvons. »

    Puis, au retour :

    « Ce soir, nous sommes à la maison. Tu retrouves ton lit. »

    Une situation occasionnelle peut avoir ses propres repères. Vous pouvez nommer ce qui change et ce qui reste habituel, sans présenter cette nuit comme une faute ou comme une nouvelle règle pour tous les soirs.

    Votre fatigue fait aussi partie du moment

    Il est tard. Vous avez déjà répété plusieurs fois la même phrase. Votre voix monte plus vite que vous ne le souhaitiez.

    Vous pouvez reprendre :

    « J’ai parlé fort. Je vais te le redire plus doucement. »

    La décision peut rester la même. Votre manière de la transmettre peut changer.

    Vous n’avez pas besoin de réussir chaque coucher avec les mots parfaits. Votre fatigue, celle de votre enfant et ce que chacun a traversé dans la journée font partie de la situation.

    Et le matin, vous pouvez retrouver un échange simple :

    « Cette nuit, tu as dormi dans ta chambre. Comment tu te sens ? »

    S’il a eu besoin de vous, cela ne retire rien à ce qu’il découvre. Grandir ne signifie pas ne plus avoir besoin de présence.

    Lire l’histoire sans demander un résultat pour le soir même

    Vous pouvez découvrir le livre à un moment tranquille, sans attendre que votre enfant reproduise aussitôt le parcours de Tao.

    Sur une image, son cœur bat vite. Sur une autre, il joue dans sa chambre. Puis il reçoit un mot tendre et s’endort.

    Vous pouvez commenter simplement :

    « Tao découvre sa chambre pour dormir. »

    « Il joue un moment ici. »

    « On lui dit qu’on l’aime. »

    Votre enfant peut montrer une illustration, revenir en arrière ou tourner la page. La lecture peut rester un moment partagé, sans interrogation ni promesse à obtenir.

    Découvrir « Je dors dans ma chambre. Je grandis. »

    Je dors dans ma chambre. Je grandis. appartient à la collection Les Aventures de Tao pour les enfants de 1 à 3 ans.

    Tao découvre le coucher dans sa chambre, puis une nuit chez sa marraine. Les pages parents prolongent l’histoire autour des repères, de la constance et du contexte. Une page de coloriage permet également de retrouver Tao autrement.

    Une histoire pour ouvrir un échange autour du coucher, avec des mots simples et des petits moments partagés. Chaque famille peut y chercher des pistes qui correspondent à ce qu’elle vit, sans faire du sommeil une mesure de la valeur ou des progrès de son enfant.

  • Autonomie et confiance en soi entre 3 et 5 ans : de petits défis à explorer avec Tao

    Les doigts cherchent l’ouverture de la manche. Un jouet attend près du panier. Deux vêtements sont posés sur le lit.

    « Je veux faire tout seul ! »

    Puis, quelques instants plus tard :

    « Je n’y arrive pas… »

    Votre enfant peut avoir très envie d’essayer et, dans le même moment, avoir besoin de votre aide. Vous cherchez alors votre place : montrer, attendre, encourager ou faire un petit bout avec lui.

    Dans Les Aventures de Tao — 10 jours de défis, les enfants de 3 à 5 ans retrouvent ces petites expériences du quotidien. Dire bonjour, ranger un jouet, choisir un vêtement, demander de l’aide… Des occasions d’explorer ce qu’ils peuvent faire, avec un adulte près d’eux.

    Commencer par un geste à sa portée

    Dans le cahier, Tao regarde les jouets éparpillés. Tout ranger peut sembler énorme. Alors, il commence par un.

    Vous pouvez proposer la même petite étape :

    « Tu veux mettre cette voiture dans le panier ? »

    Votre enfant la prend, traverse la pièce et la dépose. Il peut voir le résultat de son geste : la voiture a retrouvé sa place.

    Vous pouvez le remarquer simplement :

    « Tu l’as portée jusqu’au panier. »

    « Tu as trouvé où elle se range. »

    Certains jours, il continuera. D’autres, ce premier geste lui aura déjà demandé beaucoup d’énergie.

    Vous pouvez maintenir le cadre du rangement tout en ajustant votre participation :

    « Les jouets se rangent avant de sortir l’autre jeu. Je commence avec toi. »

    L’autonomie peut aussi se découvrir à deux.

    Laisser un vrai choix dans le cadre posé

    Un autre défi invite Tao à choisir un vêtement.

    Vous pouvez poser deux possibilités adaptées à la journée :

    « Aujourd’hui, il fait frais. Tu préfères ce pull bleu ou le jaune ? »

    Votre enfant regarde, touche le tissu, hésite, puis montre celui qu’il souhaite porter.

    Vous lui laissez une décision qu’il peut réellement prendre. Le cadre reste clair : il faut une tenue adaptée, et il peut choisir entre les vêtements proposés.

    Si sa demande sort de ce cadre, vous pouvez l’écouter sans revenir sur votre décision :

    « J’entends que tu voudrais mettre ton débardeur. Aujourd’hui, nous gardons un pull. J’y réfléchirai pour une prochaine fois. »

    Choisir ne signifie pas décider de tout. C’est trouver une place pour ses préférences dans les possibilités du moment.

    Dire bonjour sans demander de jouer un rôle

    Le premier défi propose de dire bonjour avec le sourire.

    Vous pouvez montrer ce geste dans une rencontre ordinaire :

    « Bonjour, je suis contente de te voir. »

    Puis laisser à votre enfant le temps de trouver sa manière d’entrer en relation.

    Il peut parler, faire un petit signe de la main ou rester près de vous avant de répondre.

    Le sourire peut venir naturellement. S’il ne vient pas, vous pouvez garder un accueil chaleureux sans lui demander d’afficher une joie qu’il ne ressent pas.

    Une rencontre dans un lieu familier et une arrivée au milieu de personnes inconnues ne se vivent pas forcément de la même façon.

    Demander de l’aide fait aussi partie de l’autonomie

    Dans le livre, Tao veut attraper quelque chose placé trop haut. Il découvre qu’il peut demander de l’aide.

    Avec votre enfant, cela peut se jouer devant une fermeture qui résiste ou une pièce de puzzle difficile à placer.

    Vous pouvez proposer :

    « Tu veux essayer encore, ou tu veux que je t’aide pour ce petit bout ? »

    Puis lui donner quelques mots :

    « Tu peux m’aider, s’il te plaît ? »

    S’il est déjà bouleversé, il n’a pas besoin de prononcer une phrase parfaite pour recevoir votre aide. Vous pouvez l’aider d’abord, puis retrouver ces mots dans un moment plus tranquille.

    Vous pouvez aussi partager la tâche :

    « Je tiens le bas de la fermeture. Tu tires doucement. »

    Votre enfant participe, même lorsqu’il ne fait pas tout seul.

    Essayer, voir ce qui se passe et recommencer autrement

    Tao hésite devant une tour de cubes. Et si elle tombait ?

    Le défi l’invite à se donner le droit d’essayer.

    Vous pouvez proposer une expérience sans exiger un résultat :

    « Tu peux poser ce cube et regarder ce qui se passe. »

    La tour tombe. Votre enfant peut rire, être déçu ou se fâcher.

    Vous pouvez accueillir ce moment :

    « Tu voulais qu’elle reste debout. »

    Puis, lorsqu’il est disponible :

    « Tu veux essayer avec une base plus large ? »

    Il peut recommencer, demander votre participation ou faire une pause.

    Vous pouvez remarquer ce qu’il a tenté :

    « Tu as changé la place des cubes. »

    « Tu as essayé une autre façon. »

    L’essai garde sa valeur même lorsque le résultat attendu n’arrive pas aujourd’hui.

    Découvrir une saveur sans pression

    Le cahier propose aussi d’explorer un nouvel aliment.

    Vous pouvez commencer par regarder sa couleur, sentir son odeur ou toucher sa texture, selon ce qui convient à votre enfant.

    « Tu veux le regarder de plus près ? »

    « Tu préfères le sentir d’abord ? »

    La découverte peut s’arrêter là pour ce moment. Goûter reste une invitation.

    Et si votre enfant goûte, il peut apprécier, hésiter ou ne pas aimer. Il n’a pas besoin de trouver cela bon pour que son exploration compte.

    Le moment du repas, sa fatigue et les sensations qu’il rencontre ont aussi leur place dans cette expérience.

    Faire une place à la joie et aux moments qui débordent

    Tao apprend à reconnaître sa joie, à respirer lorsqu’il se crispe et à dire ce qu’il ressent.

    Votre enfant arrive avec son dessin, les yeux brillants :

    « Regarde ! »

    Vous pouvez prendre un moment pour le regarder avec lui :

    « Tu as envie de me le montrer. »

    « Qu’est-ce qui te plaît dans ton dessin ? »

    La joie peut être un grand éclat de rire ou un sourire discret.

    À un autre moment, les mains se serrent parce qu’une construction tombe. Vous pouvez proposer :

    « Je suis là. On peut souffler doucement ensemble si tu veux. »

    Si cette invitation ne lui convient pas, vous pouvez simplement rester près de lui et veiller à la sécurité.

    Et lorsque vous êtes occupé, vous pouvez annoncer une attente concrète :

    « Je pose cette casserole, puis je viens t’écouter. »

    Puis revenir vers lui. Une douleur, un danger ou une détresse importante peuvent bien sûr demander votre présence immédiate.

    Les étoiles : garder une trace de ce qui a été essayé

    Le cahier contient un ciel d’étoiles à colorier, une étoile spéciale à fabriquer et un diplôme final.

    Ces éléments peuvent devenir des souvenirs du parcours :

    « Tu te rappelles quand tu as demandé de l’aide ? »

    « Cette étoile nous rappelle ce que tu as essayé. »

    Vous pouvez célébrer un geste, un nouvel essai ou une demande d’aide, sans comparer votre enfant aux autres.

    Votre tendresse reste disponible les jours où le défi est difficile, où il refuse, ou lorsqu’il a surtout besoin de repos.

    Les étoiles accompagnent l’expérience. Votre enfant n’a pas à gagner votre affection.

    Dix défis à vivre selon votre quotidien

    Le livre propose un petit défi par jour. Vous pouvez garder ce rendez-vous lorsqu’il vous convient, reprendre une activité ou laisser une pause entre deux découvertes.

    Dix jours ne sont pas une échéance pour devenir autonome.

    Un enfant fatigué, qui vient de traverser une séparation ou une journée inhabituelle, peut avoir besoin de davantage d’aide. Cela n’efface pas ce qu’il a déjà essayé.

    Vous pouvez observer ce qui est possible aujourd’hui, avec lui et avec l’énergie dont vous disposez vous-même.

    Découvrir « Les Aventures de Tao — 10 jours de défis »

    Ce cahier appartient à la collection Les Aventures de Tao pour les enfants de 3 à 5 ans.

    À travers dix défis illustrés, Tao explore les petits gestes du quotidien, les choix, la demande d’aide, les essais et les émotions.

    Les pages parents prolongent chaque activité. Une photo du premier jour, les étoiles à colorier et le diplôme permettent de garder une trace de ces moments partagés.

    Un jouet porté jusqu’au panier, une main tendue pour demander de l’aide, un nouvel essai… De petits gestes à rencontrer ensemble, en laissant une place à l’enfant que vous avez devant vous aujourd’hui.

  • Les émotions chez l’enfant de 1 à 3 ans : des mots simples pour ce qu’il ressent

    Un rire qui remplit la pièce. Des larmes au moment d’un départ. Des petits poings qui se serrent parce qu’il faut attendre. Un sursaut lorsqu’une porte claque.

    Dans une même journée, votre enfant peut traverser des moments très différents. Vous aussi.

    Parfois, vous comprenez tout de suite ce qui se passe. D’autres fois, vous cherchez : est-il triste, surpris, en colère, fatigué ? A-t-il mal quelque part ? Plusieurs choses peuvent aussi se mêler.

    Dans Je ressens, Tao découvre la joie, la tristesse, la colère, la surprise et la peur à travers de petites scènes du quotidien. Une histoire pour ouvrir un échange, sans demander à l’enfant de tout expliquer.

    Regarder avant de mettre un mot

    Votre enfant pleure. Vous pensez peut-être qu’il est en colère. Mais il peut être déçu, épuisé ou gêné par quelque chose que vous n’avez pas encore remarqué.

    Vous pouvez commencer par ce qui est visible :

    « Tu pleures. »

    « Tu serres fort tes mains. »

    « Tu t’es rapproché de moi quand tu as entendu le bruit. »

    Puis proposer un mot, en laissant une place à son ressenti :

    « Tu es triste parce qu’ils sont partis ? »

    « Ce bruit t’a surpris ? »

    Votre enfant peut répondre avec un mot, un regard ou un mouvement. Il peut aussi ne pas répondre.

    Le mot reste une proposition pour le rejoindre, plutôt qu’une étiquette posée sur lui.

    La joie : lui laisser une place

    Dans le livre, Tao rit et partage des moments tendres. Il décrit la joie comme une chaleur dans son cœur.

    Avec votre enfant, vous pouvez remarquer ce plaisir :

    « Tu souris quand tu le vois arriver. »

    « Tu es content de jouer avec elle. »

    La joie peut aussi faire beaucoup de bruit. Si quelqu’un se repose ou si le lieu demande davantage de tranquillité, vous pouvez poser un cadre tout en reconnaissant ce moment :

    « Je vois que tu es très content. Ici, on parle moins fort. »

    Vous pouvez aussi proposer un endroit où bouger davantage, lorsque c’est possible.

    Et lorsqu’une maladresse vous fait sourire, regardez son visage. Rit-il avec vous ? Ou semble-t-il gêné ? Un même rire ne se vit pas de la même façon pour chacun.

    La tristesse : rester près de ce qui compte pour lui

    Dans Je ressens, Tao est triste après un départ. Il se couche, le cœur lourd, puis retrouve une présence tendre.

    Un au revoir, un jeu terminé ou un objet perdu peuvent prendre une grande place dans le moment que vit votre enfant.

    Vous pouvez reconnaître sa peine :

    « Tu aurais aimé qu’ils restent. »

    « Ce jouet comptait pour toi. »

    Puis lui proposer votre proximité :

    « Tu veux venir près de moi ? »

    Certains enfants cherchent les bras. D’autres préfèrent rester à côté, tenir une main ou garder un peu d’espace.

    Il n’y a pas de câlin à réussir ni de durée à respecter. Vous pouvez être disponible sans imposer le contact, et laisser à sa peine le temps qu’elle prend aujourd’hui.

    La colère : accueillir ce qu’il ressent et arrêter ce qui blesse

    Dans l’histoire, Tao voudrait un morceau de nourriture qui n’est pas pour lui. Il doit attendre et se met en colère.

    Ces moments peuvent rappeler ceux de votre enfant : vouloir quelque chose immédiatement, rencontrer un refus ou devoir interrompre une activité.

    Vous pouvez reconnaître sa réaction sans changer la décision :

    « Tu voulais l’avoir maintenant. Tu es en colère. »

    Si un geste blesse, la limite reste claire :

    « Je ne te laisse pas taper. Je vais vous éloigner un peu. »

    Vous pouvez protéger chacun tout en restant présente.

    Votre enfant n’a pas besoin d’être déjà calme pour être entendu. Et vous n’avez pas besoin de revenir sur votre « non » pour lui montrer que vous l’écoutez.

    « J’entends ce que tu voudrais. J’y réfléchirai pour une prochaine fois. »

    Lorsque l’émotion prend beaucoup de place, quelques mots peuvent suffire. Vous pourrez reprendre l’échange à un autre moment, s’il s’y prête.

    La peur et la surprise : prendre le temps de les distinguer

    Une porte claque dans le livre. Tao sursaute : il est surpris. Dans une autre scène, il tombe et dit qu’il a eu peur.

    Un mouvement brusque ou des yeux grands ouverts ne racontent donc pas forcément la même chose.

    Vous pouvez vous rapprocher et observer :

    « La porte a fait un gros bruit. Tu as sursauté. »

    « Tu veux que je reste près de toi ? »

    Après une chute, vous regardez d’abord ce qui s’est passé et si votre enfant s’est fait mal. Les mots sur l’émotion peuvent venir ensuite.

    Et lorsqu’il explore, vous pouvez veiller à sa sécurité avec une phrase claire :

    « Je ne te laisse pas monter ici. Je t’aide à redescendre. »

    Vous n’avez pas besoin de lui faire peur pour poser une limite.

    Une émotion ne raconte pas toute l’histoire

    Votre enfant n’est pas « un colérique » parce qu’il s’est mis en colère. Il n’est pas « peureux » parce qu’un bruit l’a effrayé.

    Il vit quelque chose, dans un contexte précis.

    Sa fatigue, son caractère, ce qu’il vient de traverser, le bruit autour de lui ou l’heure de la journée peuvent changer sa façon de réagir.

    Votre propre fatigue compte aussi. Vous ne serez pas toujours disponible de la même manière, et il peut vous arriver de parler plus fort que vous ne le souhaitiez.

    Vous pouvez revenir vers lui :

    « J’ai parlé fort. Je vais reprendre plus doucement. »

    L’accompagnement peut se construire dans ces petits retours, sans demander de perfection à votre enfant ni à vous-même.

    Lire l’histoire dans un moment tranquille

    Vous pouvez découvrir Je ressens lorsque votre enfant a envie de regarder un livre avec vous.

    Sur une illustration, Tao sourit. Sur une autre, il pleure ou attend avec un visage fâché.

    Vous pouvez commenter simplement :

    « Ici, Tao est content. »

    « Là, ils sont partis et il est triste. »

    Puis laisser votre enfant regarder, montrer une image ou tourner la page.

    Il n’est pas nécessaire de lui demander de reconnaître chaque émotion. La lecture peut rester un moment tendre, avec quelques mots qui trouveront peut-être leur place plus tard dans votre quotidien.

    Découvrir « Je ressens »

    Je ressens — Dans mon cœur… je ressens ! appartient à la collection Les Aventures de Tao pour les enfants de 1 à 3 ans.

    À travers la joie, un départ, l’attente, un bruit soudain et une chute, Tao rencontre différentes émotions et reste accompagné.

    Les pages parents prolongent l’histoire autour de la présence, de l’observation et des limites. Deux coloriages permettent aussi de retrouver Tao dans un autre moment partagé.

    Un regard, quelques mots, une main proposée… Des pistes pour rencontrer votre enfant dans ce qu’il ressent, sans décider à l’avance de ce qu’il devrait vivre.

  • Retour au calme chez l’enfant de 3 à 5 ans : bouger, souffler et se retrouver

    Les épaules se crispent. Les pieds s’agitent. Votre enfant parle fort, pleure ou répète qu’il ne veut pas.

    Vous proposez de vous asseoir, mais son corps semble encore avoir besoin de mouvement.

    Comment partager un moment plus tranquille sans lui demander de devenir calme sur commande ?

    Dans Tao retrouve son calme, version 3–5 ans, Tao et papa explorent plusieurs gestes ensemble : bouger, relâcher les mains, respirer, se poser, puis retrouver un contact tendre lorsque l’envie est là.

    Des propositions à découvrir selon votre enfant et le moment que vous vivez.

    Choisir un moment où l’enfant peut accueillir la proposition

    Lorsque votre enfant est très bouleversé, suivre une succession d’activités n’est peut-être pas ce dont il a besoin.

    Vous pouvez d’abord regarder ce qui se passe : est-il fatigué ? A-t-il mal ? Vient-il de vivre une contrariété, une séparation ou une journée particulièrement chargée ?

    Vous pouvez rester près de lui et proposer simplement :

    « Je suis là. »

    « Quand tu voudras, on pourra regarder Tao ensemble. »

    Le cahier peut aussi se découvrir dans un moment paisible. Votre enfant rencontre alors les gestes sans avoir à les utiliser immédiatement pour se calmer.

    Plus tard, vous pourrez lui proposer une activité qu’il connaît déjà, si elle correspond à ce qu’il vit.

    Bouger ensemble, puis remarquer ce que l’on ressent

    Dans le cahier, papa et Tao commencent par sauter en comptant.

    Vous pouvez reprendre cette invitation dans un espace dégagé, avec des mouvements adaptés aux possibilités de chacun :

    « Tu veux faire quelques petits sauts avec moi ? »

    Puis vous arrêter pour observer :

    « Mes pieds sont posés maintenant. »

    « Je sens que mon corps a bougé. Et toi ? »

    Votre enfant peut aimer compter, préférer moins de mouvements ou simplement vous regarder.

    Le nombre proposé dans le livre sert de support au jeu. Il n’y a pas de performance à atteindre. Si les sauts ne conviennent pas à votre enfant aujourd’hui, vous pouvez choisir une autre page.

    Imaginer un geste pour relâcher ce qui serre

    Tao et papa proposent ensuite un jeu symbolique : prendre la colère dans les mains, serrer, puis faire un geste pour la jeter derrière soi.

    Vous pouvez montrer le mouvement sans utiliser d’objet :

    « On imagine qu’on tient ce qui nous serre dans les mains… puis on ouvre les doigts. »

    Les mains se ferment, les bras bougent, puis les doigts se desserrent.

    Ce geste peut donner une forme concrète à ce que l’enfant ressent. Il peut aussi ne rien évoquer pour lui. Vous pouvez l’essayer sans attendre qu’il fasse disparaître sa colère.

    Après le mouvement, vous pouvez demander :

    « Comment tu te sens maintenant ? »

    Et accueillir sa réponse, même si c’est :

    « Je suis encore fâché. »

    Il n’a pas besoin de dire que cela fonctionne pour vous faire plaisir.

    Se rapprocher en laissant une place au choix

    Dans les illustrations, papa et Tao se placent à distance, puis se rapprochent doucement. Le cahier propose un contact nez contre nez.

    Cette scène peut devenir un petit jeu de rencontre, lorsque chacun en a envie.

    Vous pouvez demander :

    « Tu veux qu’on se rapproche ? »

    « Tu préfères rester ici ou venir près de moi ? »

    Votre enfant peut choisir un autre geste : vous tendre la main, s’asseoir à côté de vous ou garder davantage d’espace.

    Le contact reste une invitation. Vous pouvez partager ce moment sans reproduire exactement chaque illustration.

    Souffler, puis se poser

    Le cahier invite à inspirer et à souffler, avant de s’installer avec les mains sur le cœur.

    Vous pouvez montrer une respiration tranquille :

    « Je laisse entrer l’air… puis je souffle doucement. »

    Votre enfant peut essayer, regarder ou passer à la suite. Il n’a pas à respirer d’une façon parfaite ni à fermer les yeux.

    Puis vient un moment plus posé :

    « Je m’assieds. Je pose mes mains ici. »

    Dans le livre, Tao dit aussi : « Je m’aime. »

    Vous pouvez reprendre ces mots s’ils vous ressemblent, ou simplement rester ensemble quelques instants. Une pause silencieuse peut avoir sa place dans ce moment partagé.

    Le câlin : l’enfant choisit quand il en a envie

    Une page du cahier laisse explicitement ce choix à l’enfant : prendre son temps, puis venir faire un câlin lorsqu’il se sent prêt, en choisissant aussi sa durée.

    Vous pouvez ouvrir vos bras et dire :

    « Si tu veux un câlin, je suis là. »

    Il peut venir immédiatement, plus tard ou préférer rester près de vous sans contact.

    Le câlin n’est pas une récompense pour avoir réussi à se calmer. Votre tendresse reste disponible même si votre enfant est encore triste ou fâché.

    Et lorsqu’il souhaite s’éloigner, vous pouvez le laisser terminer ce contact. Ce petit choix donne une place à ce qu’il ressent dans son corps.

    Un adulte qui propose, un enfant qui peut choisir

    Les pages parents rappellent la place du cadre : l’adulte propose, guide et veille à la sécurité. À l’intérieur de ce cadre, l’enfant peut faire certains choix.

    Vous pouvez, par exemple, maintenir une limite :

    « Je ne te laisse pas lancer ce jouet. »

    Puis proposer :

    « Tu peux le poser ici. Ensuite, si tu veux, on regarde une activité de Tao. »

    Votre enfant peut refuser l’activité. La limite concernant le jouet reste en place.

    Vous pouvez écouter ce qu’il veut vous dire sans revenir sur votre décision :

    « J’entends ce que tu voudrais. J’y réfléchirai pour une prochaine fois. »

    Le moment avec Tao accompagne la situation. Il ne sert pas à obtenir un câlin, un sourire ou une émotion différente à tout prix.

    Un moment avec papa, ou avec un autre adulte proche

    Dans cette version, papa participe aux mouvements et au temps de repos avec Tao.

    Il montre, essaie et partage le moment. Cette présence fait partie de l’expérience : l’enfant peut regarder l’adulte bouger, souffler et se poser avec lui.

    Vous pouvez reprendre ces activités avec papa, maman ou un autre adulte proche. Les gestes et les mots peuvent s’adapter à votre relation et à votre quotidien.

    Certains jours, vous parcourrez plusieurs pages. D’autres, vous choisirez seulement un mouvement ou un temps de repos.

    Découvrir « Tao retrouve son calme » pour les 3–5 ans

    Tao retrouve son calme — Un moment de calme à vivre ensemble appartient ici à la collection Les Aventures de Tao pour les enfants de 3 à 5 ans.

    Ce cahier propose une succession d’activités illustrées avec Tao et papa : bouger, faire un geste symbolique pour relâcher la colère, se rapprocher, respirer et se reposer.

    Les pages parents prolongent ce moment autour de la relation, du cadre et des choix laissés à l’enfant. Des coloriages permettent aussi de retrouver les personnages autrement.

    Il n’y a pas un seul chemin vers le calme. Il y a votre enfant, vous, et ce qui se vit aujourd’hui. Une invitation à essayer ensemble, puis à écouter ce que ce moment vous apporte.

  • Mon enfant de 3 à 5 ans ne veut pas goûter : des pistes pour découvrir ensemble

    L’assiette arrive sur la table. Votre enfant regarde, approche son nez, puis repousse un peu son plat.

    « Je n’aime pas. »

    Pourtant, il n’a pas encore goûté. Vous avez préparé ce repas, peut-être avec plaisir, peut-être avec la fatigue d’une longue journée. Vous aimeriez qu’il essaie, juste un peu.

    Avant de répondre, prenons un instant pour regarder ce qui se passe. Est-ce l’odeur ? La couleur ? Les aliments qui se touchent ? Une texture qu’il connaît déjà et qu’il n’apprécie pas ? Ou simplement un moment où il n’est pas disponible pour une découverte ?

    Dans Tao goûte avant de dire non, la rencontre avec les aliments passe par le jardin, les sensations et les échanges en famille.

    « Je n’aime plus »… ou « je préfère autre chose » ?

    Petit, votre enfant mangeait peut-être beaucoup d’aliments avec plaisir. Puis, en grandissant, il découvre de nouvelles saveurs. Il trouve d’autres choses qu’il apprécie et se met parfois à dire :

    « Je n’aime plus ça. »

    Mais découvrir une nouvelle préférence ne signifie pas forcément que l’on n’aime plus ce que l’on aimait auparavant. Il peut aimer les carottes autant qu’avant, tout en préférant les pâtes aujourd’hui.

    Vous pouvez l’aider à préciser cette différence :

    « Tu aimes toujours les carottes, mais tu préfères les pâtes aujourd’hui ? »

    « Si c’est ce que tu ressens, tu peux dire “je préfère les pâtes” plutôt que “je n’aime plus les carottes”. »

    Aimer un aliment et en préférer un autre peuvent aller ensemble.

    L’idée n’est pas de lui affirmer qu’il aime forcément encore. C’est de lui donner des mots pour distinguer ce qu’il aime de ce qu’il préfère, en l’écoutant réellement.

    Derrière « je n’aime pas », chercher ce que l’enfant veut exprimer

    Cette petite phrase peut aussi raconter plusieurs choses :

    « Je ne connais pas. »

    « Cette odeur me dérange. »

    « Je n’aime pas quand tout est mélangé. »

    « Aujourd’hui, je n’en ai pas envie. »

    Vous pouvez proposer une question simple, sans transformer le repas en interrogatoire :

    « Qu’est-ce qui te gêne dans ton assiette ? »

    Ou partir de ce que vous observez :

    « Tu regardes les morceaux verts. C’est cela qui te fait hésiter ? »

    Votre enfant ne saura peut-être pas expliquer. Un geste, une grimace ou quelques mots peuvent déjà vous donner une piste. Il n’est pas nécessaire d’obtenir une réponse immédiatement.

    Et parfois, c’est la préparation qui change son ressenti : une carotte croquante et une carotte fondante ne donnent pas la même sensation dans la bouche.

    Découvrir un aliment avec autre chose que la bouche

    Dans l’histoire, Tao découvre une carotte croquante, un concombre frais et des fraises qui donnent envie.

    Les aliments ont une couleur, une odeur, une forme. Ils font parfois du bruit quand on les croque.

    Vous pouvez partager ces observations :

    « Tu entends le petit craquement ? »

    « Cette feuille est toute souple. »

    « Moi, je trouve que cela sent fort. Et toi ? »

    Selon son envie, votre enfant peut regarder, sentir ou toucher un aliment avant de décider s’il souhaite le goûter.

    Cette rencontre n’a pas besoin de se terminer par une bouchée pour avoir existé. Aujourd’hui, il l’a peut-être simplement laissé près de lui. Une autre fois, il aura une réaction différente.

    Dans une famille, on peut avoir des goûts différents

    Lorsque les épinards arrivent dans l’histoire, tout le monde ne partage pas le même enthousiasme. Certains les aiment, d’autres ne sont pas encore convaincus.

    Cette scène laisse une place aux différences.

    À table, vous pouvez exprimer votre propre plaisir sans demander à votre enfant de ressentir la même chose :

    « Moi, j’aime ce goût. »

    « Tu trouves cela trop mou. Nous ne ressentons pas la même chose. »

    Voir quelqu’un apprécier un aliment peut donner envie de le découvrir. Vous pouvez partager ce plaisir sans comparer :

    « J’aime comme cela croque sous mes dents. »

    Votre enfant n’a pas à aimer ce que toute la famille aime. Chacun peut exprimer ses goûts et ses préférences.

    Proposer de goûter, sans faire de la bouchée une épreuve

    Le titre Tao goûte avant de dire non ouvre une invitation à la curiosité. Dans votre famille, cette invitation peut prendre une forme douce :

    « Si tu veux, tu peux en prendre un petit peu pour découvrir. »

    S’il essaie, il peut aimer, hésiter ou ne pas apprécier.

    « Tu as goûté. Qu’est-ce que tu en penses ? »

    Il n’est pas nécessaire de lui demander de dire que c’est bon. Découvrir un goût et l’aimer sont deux expériences différentes.

    Et si votre enfant refuse aujourd’hui, vous pouvez entendre ce refus sans décider que cet aliment sera toujours impossible pour lui.

    Garder un cadre clair autour du repas

    Écouter son enfant ne signifie pas renégocier chaque élément du repas.

    Vous pouvez annoncer simplement ce qui est prévu :

    « Ce soir, nous avons préparé ce plat. Ensuite, il y a le yaourt prévu pour le repas. »

    Le dessert peut garder sa place dans le repas, sans devenir une récompense à gagner avec une bouchée.

    Vous pouvez être claire sur l’organisation tout en laissant votre enfant exprimer sa faim, ses préférences et ce qui lui est difficile.

    Lorsque vous avez posé une décision, écouter sa réaction ne vous oblige pas à revenir dessus :

    « J’entends ce que tu voudrais. J’y réfléchirai pour une prochaine fois. »

    L’essentiel est que vos mots correspondent au cadre que vous pouvez réellement tenir, dans votre quotidien.

    Cuisiner ensemble pour rencontrer autrement les aliments

    Le livre prolonge l’histoire avec une recette de hachis parmentier aux épinards.

    La découverte continue alors avec les mains : mélanger, étaler la purée, ajouter le fromage ou dessiner une forme à la fourchette.

    Vous pouvez confier à votre enfant une petite tâche adaptée, avec des ingrédients suffisamment refroidis, loin des ustensiles chauds et coupants :

    « Tu veux étaler la purée ? »

    « On dessine un soleil dessus ? »

    Il touche, observe et participe à sa façon.

    Ce moment peut être agréable même s’il ne souhaite pas manger le plat ensuite. Cuisiner ensemble ouvre une autre rencontre avec l’aliment. Sa participation peut rester un plaisir partagé, sans l’obliger à manger ce qu’il a préparé.

    Tenir compte du moment que vous vivez

    Un repas après une journée chargée n’a pas la même ambiance qu’un déjeuner tranquille.

    Votre enfant peut être fatigué. Vous aussi. Le bruit, les odeurs, une contrariété ou un changement dans la journée peuvent prendre beaucoup de place.

    Certains jours se prêtent à une découverte. D’autres invitent surtout à faire simple et à retrouver un peu de tranquillité.

    Prenez le temps de regarder votre enfant tel qu’il est à cet instant. Ce qui convient à une autre famille, ou ce qui fonctionnait hier, ne correspond pas forcément à ce que vous vivez aujourd’hui.

    Et si les difficultés deviennent importantes ou vous inquiètent, vous pouvez en parler au professionnel de santé qui suit votre enfant, comme le rappelle la page parents du livre.

    Découvrir « Tao goûte avant de dire non »

    Tao goûte avant de dire non appartient à la collection Les Aventures de Tao pour les enfants de 3 à 5 ans.

    Du jardin à la table familiale, Tao découvre les aliments à travers leurs couleurs, leurs textures et les réactions de ceux qui l’entourent.

    L’histoire se prolonge avec une recette à partager, des pages parents et des coloriages.

    Vous pouvez le lire à un moment tranquille, sans le sortir uniquement pour convaincre votre enfant de manger. Les images peuvent ouvrir un échange :

    « Lequel aurais-tu envie de découvrir ? »

    « Qu’est-ce que tu aimerais préparer avec nous ? »

    Une odeur remarquée, une texture explorée, une préférence exprimée, un plat préparé ensemble… La découverte peut prendre plusieurs chemins, selon votre enfant et ce que vous vivez aujourd’hui.